25 novembre 2017

Un éco-jardinier ne se repose jamais

Un éco-jardinier ne se repose jamais
Eté comme hiver, Maurice Barreyre chouchoute son paradis vert de la façon la plus écologique possible.

Maurice Barreyre aime chouchouter son paradis vert depuis toujours. Quand il ne confectionne pas des objets en bois pour orner son jardin, il s’occupe de son potager et de ses fleurs.

 

Un jardin plein de charme où les légumes du potager ont remplacé les nombreuses fleurs de cet été, c’est le paradis végétal de Maurice Barreyre, 61 ans. Grâce à ces petites merveilles, il a remporté, cette année, le prix d’excellence du Concours des maisons fleuries, organisé par la Ville d’Issoire dans le Puy-de-Dôme. L’an dernier, le sexagénaire issoirien avait déjà reçu le 1er prix de l’éco-fleurissement. « Je ne m’attendais vraiment pas à gagner une deuxième fois », se ré­jouit­il. « Je fleuris ma maison depuis plus de trente ans. »

Maurice Barreyre, n’avait jamais songé à s’inscrire à ce concours jusqu’à ce qu’il reçoive une invitation de la part de la municipalité dans sa boîte aux lettres, il y a six ans. « J’ai tout de suite répondu positivement et depuis je participe régulièrement. » Pour chaque inscription, la mairie offre 15 plants aux participants. 

Veiller à l'impact écologique

Au fil des semaines, la jardinière se pare de géraniums, pé­tunias, dahlias ou même de zinnias, aux multiples couleurs. Mais l’achat des fleurs est un budget lourd à porter pour ce bêcheur émérite. « Cent euros, c’est vraiment vite dépensé. Je ne compte pas trop mes dépenses finales… Je pense que j’avoisine les 500 euros chaque année pour acheter les plants. Un jardin, ce n’est pas une rente ! », plaisante-­t-­il.

Amoureux des fleurs et de la gaieté qu’elles dégagent, Maurice Barreyre, prend grand soin de ses plantes et de l’impact écologique de son loisir. « L’arrosage représente aussi une somme importante, alors je fais de l’éco-fleurissement. Pour cela, je récupère l’eau de pluie. Après la semence, j’installe une grande bâche verte poinçonnée qui récupère la pluie pour qu’elle s’écoule lentement dans la terre. Au-­dessus, je place des écorces de bois avec du compost et des branchages blancs. »

Écologiste dans l’âme

Ce terrain fleuri est éphémère puisque la plupart de ses plants sont annuels. Cet ancien cuisinier, à la retraite depuis deux ans, imagine son jardin des mois à l’avance quand il n’est pas derrière les fourneaux. « La mise en place me demande beaucoup de temps. Je commence en préparant la terre avec les outils nécessaires plusieurs semaines avant », raconte le lauréat, propriétaire d’un terrain de 680 m².

Écologiste dans l’âme, il utilise du terreau mais jamais de désherbant. Il arrache les mauvaises herbes à la main, pour que ce soit « plus naturel ». « Après, je réfléchis à la disposition en fonction de la couleur des fleurs. Je fais des variantes pour que ce soit agréable à regarder », souligne-­t-­il. Lorsque tout est prêt, il doit s’en occuper tous les jours. Heureusement, il peut compter sur l’aide précieuse de sa femme pour entretenir ses parcelles. 

Au tour du potager

Lorsque la belle saison prend fin, Maurice aménage son potager. « J’ai planté 300 salades d’hiver qui seront prêtes pour le printemps, des navets, des carottes pour faire la soupe… Je nourris la terre en azote avec de l’engrais vert pour alléger le terrain. »

Ébéniste à ses heures perdues, décorateur quand arrivent les fêtes de fin d’année, Maurice n’a pas toujours les mains dans la terre mais trouve toujours de quoi s’occuper. Il confectionne des charrettes, des camions, des moulins en bois pour la famille et pour décorer. « J’adore aussi décorer la maison pour les fêtes. Je mets des guirlandes à l’extérieur et je participe au concours de la plus belle maison avec mon voisin », plaisante-­t­il. Quant au concours des maisons fleuries, il compte retenter sa chance l’année prochaine, pour la 7e année « pour le plaisir de participer. »

Edwige Seneze

La Montagne 24/11/2017